En temps normal, les placards servent à ranger les vêtements. Cela signifie aussi mettre quelqu’un de côté…
Le metteur en scène Christophe Lidon, lui, y range des histoires, y enferme des comédiens et installe les armoires un peu partout dans le théâtre.
Le spectateur choisit une armoire, s’installe devant, les portes s’ouvrent et un comédien donne à entendre un texte contemporain écrit pour la circonstance.
Puis les portes se referment et il vous suffit d’aller vous placer devant une autre armoire.
Chaque texte est une véritable pièce, un monologue fort où l’émotion nous saisit souvent. D’autant plus que l’interprétation des comédiens est d’une précision assez remarquable, car l’espace scénique réduit chaque geste et les oblige à aller au plus juste dans les mots et les émotions.
Car ces histoires ont un rapport avec la parabole d’une mise au placard, l’isolement.
Marie-Céline Nivière - Pariscope